Protocole d'injection : bonnes pratiques du bilan initial à la retouche
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La qualité d'un résultat d'injection se joue autant dans le protocole qui l'entoure que dans le geste lui-même. Trame de référence, du bilan initial à la retouche.
Avant l'injection
Consultation dédiée avec analyse faciale globale (statique et dynamique), photographies standardisées, recueil des antécédents (injections antérieures et produits utilisés, troubles de la coagulation, pathologies auto-immunes, poussées herpétiques pour la zone labiale), information et consentement écrit, délai de réflexion. Le plan de traitement hiérarchise : structure d'abord (projection malaire, jawline), symptômes ensuite (sillons, plis), qualité de peau enfin (skinboosters).
Pendant : asepsie et sécurité vasculaire
Démaquillage, détersion, antisepsie en double passage, champ et gants — la majorité des complications infectieuses tardives se joue ici. Côté vasculaire : connaissance de la cartographie artérielle de chaque zone, aspiration, injection lente en retrait, fractionnement des volumes, et préférence pour la canule sur les zones à risque. La hyaluronidase doit être immédiatement disponible, avec un protocole de désobstruction affiché et connu de l'équipe.
Après : suivi et retouche
Consignes post-injection remises par écrit, photographie post-immédiate, et réévaluation systématique à 3–4 semaines — c'est à ce délai que se décide une retouche, jamais à J0. Les formats retouche (Volift Retouch 0,55 ml) évitent d'ouvrir une seringue complète. La traçabilité (référence produit, numéro de lot, volumes et plans par zone) est une obligation réglementaire — voir notre article sur le décret 2024-490. Le détail géométrique par zone figure dans le guide des techniques par zone anatomique.
Laura Correia Da Silva — PharmFiller
Voir le profil LinkedIn ↗Article rédigé par l'équipe PharmFiller, plateforme de distribution de dispositifs médicaux injectables réservés aux professionnels de santé inscrits au RPPS.