Biostimulateurs vs fillers : quand prescrire quoi
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Le marché des injectables s'est structuré en deux familles aux logiques opposées : le filler comble immédiatement, le biostimulateur reconstruit progressivement. L'arbitrage entre les deux est devenu une compétence de prescription à part entière.
Deux mécanismes
L'acide hyaluronique réticulé agit par occupation volumétrique : résultat immédiat, réversible à la hyaluronidase, durée 6–18 mois selon le gel. Les biostimulateurs induisent une néocollagenèse : résultat progressif sur 2–3 mois, non réversible, durée prolongée. Trois technologies au catalogue : l'hydroxyapatite de calcium (Radiesse Lidocaine, Radiesse 3 ml grand format, et l'hybride Harmonycal AH + CaHA), l'acide poly-L-lactique (Sculptra), et la polycaprolactone (Ellansé S, 12–18 mois, et Ellansé M, 18–24 mois). Les polynucléotides (Rejuran, Croma Polyphil) forment une quatrième voie, orientée régénération tissulaire.
Les critères d'arbitrage
Filler quand le déficit est localisé et géométrique (pommette, lèvre, sillon), quand le patient veut un résultat immédiat, ou quand la réversibilité est un critère (première injection, zone à risque). Biostimulateur quand le problème est diffus — perte de fermeté, relâchement du tiers inférieur, qualité cutanée — chez un patient acceptant la progressivité. Le détail produit par produit figure dans notre article Biostimulateurs : Profhilo, Radiesse, Sculptra, Ellansé.
Les protocoles mixtes
En pratique, les stratégies matures combinent : structure immédiate au filler là où la géométrie l'exige, biostimulation en trame de fond sur la fermeté. Références : collections biostimulateurs et volumateurs.
Laura Correia Da Silva — PharmFiller
Voir le profil LinkedIn ↗Article rédigé par l'équipe PharmFiller, plateforme de distribution de dispositifs médicaux injectables réservés aux professionnels de santé inscrits au RPPS.